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Le Chassé-Croisé a vu le jour en 1973 à Orléans à l'initiative de Jacques Vivant.
C'est pour répondre à la demande des participants des stages Chants et Danses nationaux des Ceméa, qui souhaitaient se retrouver dans la pratique de la danse collective que, depuis, une rencontre de vacances dansantes d'été se déroule tous les ans.
Le Chassé-Croisé s'est déclaré en association loi de 1901 le 2 février 1994. Depuis, d'autres activités sous forme de stages, de rencontres ou de séjours sont régulièrement organisées en différents lieux sur l'ensemble de la France ou à l'étranger.
L'association nationale compte aujourd'hui environ 250 adhérents, originaires de l'ensemble du territoire de la métropole, ainsi que de l'étranger (Suisse, Italie...), et a des liens privilégiés avec des associations et des clubs régionaux et locaux qui, de leur côté, proposent en général des séances régulières, des journées ou des week-ends.


Fils d’un employé des postes, Jacques Vivant a commencé ses études musicales par l’apprentissage du violoncelle. Né en 1918, il finit ses études à l’école normale d’instituteurs au moment de la déclaration de guerre. A la sortie de la guerre, il rejoint les pionniers des CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Nouvelle), ce mouvement d’éducation populaire né en 1937 avec les fécondes utopies du Front Populaire. Aux côtés de William Lemit, il est l’homme de la danse et du chant, et, à ce titre, il a joué un rôle de précurseur, tant sur le plan des contenus que sur celui de la pédagogie.
Instructeur national CEMEA « Chant et Danse », il a recherché dans les folklores européens les pratiques collectives susceptibles d’être facilement adoptées et appréciées par nos stagiaires. Il ne tentait pas de détailler les aspects technicistes des danses, mais il retenait surtout ce qui favorisait l’aisance corporelle, la relation avec autrui, l’esprit d’entraide, le plaisir collectif. Cet objectif est typiquement la figure de proue du projet éducatif de l’éducation nouvelle : mettre les activités au service de l’expression des personnalités et du mieux vivre ensemble.
  En 1973, il met sur pied la 1ère Rencontre dansante du Chassé-Croisé, destinée au perfectionnement et au plaisir des anciens stagiaires Ceméa « Chant et Danse ».
Cette activité, devenue la tradition de notre mouvement, s’est perpétuée tous les ans, mais a été progressivement ouverte à d’autres publics, en recherche d’une activité de danse conviviale, variée et de qualité.
Ses talents de musicien, capable de jouer de la vielle, de la flûte ou de l’épinette, mais aussi de composer, ont été mis au service du Chassé-Croisé, qu’il a animé bénévolement jusque dans les années 90, et pour lequel il a (avec l’aide d’un groupe de proches) chorégraphié des danses nouvelles, remarquables par l’étroite adéquation entre le mouvement et la musique.
Il a aussi composé des chansons et de nombreuses pièces musicales pour le groupe des « Flûtes de bambou ».

Son décès survenu en 2010, a attristé beaucoup d’adhérents ; mais pour notre mouvement il est toujours vivant dans notre répertoire et notre conception de la danse collective.